mardi 2 mars 2010

Aftershow : Broken Bells @ Le Nouveau Casino


Broken Bells donnait hier soir à Paris son deuxième concert après un premier showcase surprise au Bootleg Theatre de Los Angeles il y a 15 jours.

C'est une grosse armada qui a pris d'assaut la scène du Nouveau Casino peu habituée à un tel déploiement de forces matérielles (5 claviers sur scène) et humaines (au moins 4 roadies). On sent bien les grosses ambitions commerciales placées sur Broken Bells qui n'est donc ni un side project, ni un duo de studio mais bel et bien un véritable groupe de scène.

Les deux leaders se sont renforcés de quatre musiciens : Nate Walcott et Nik Freitas de Mystic Valley, le groupe de Conor Oberst, et Jonathan Hischke et Dan Elkan, ex-membres de Hella. Chacun joue au moins de deux instruments (le bassiste du clavier, le clavier de la trompette,etc.) et participe aux harmonies vocales.

James Mercer est à la guitare et au chant et Brian Burton est le plus souvent à la batterie sauf sur quelques morceaux où il se fait remplacer par un roadie ou une boite à rythmes pour aller taquiner une guitare ou s'asseoir devant son Rhodes.

Derrière (ou souvent sur) eux sont projetées des vidéos psychédéliques qui reprennent le plus souvent la boule qui illustre la pochette de l'album.
Le concert s'ouvre sur les deux premiers morceaux du disque (The High Road et Vaporize) déjà diffusés sur le net (mais franchement qui dans le public n'avait pas encore entendu l'album entier ?).

James Mercer, peu communicatif, enchaîne les morceaux, il précisera juste (par deux fois) qu'il ne s'agit là que de leur deuxième concert ensemble.

Danger Mouse lui semble vouloir se cacher derrière ses cymbales. Lorsqu'il se lève pour jouer de la guitare sur October, il reste derrière ses fûts et va jusqu'à tourner le dos au public...

Pourtant cette "absence"physique renforce l'incroyable présence musicale que donne le groupe à ces chansons en produisant un mur de son très spectorien. On sent que les répétitions ont dû être assidues et que rien n'a été laissé au hasard ou à l'improvisation pour interpréter cette pop riche et quasi orchestrale. La patte du producteur qu'est Danger Mouse s'entend même sur scène.

Deux reprises pour le rappel : Don't Let It Bring You Down de Neil Young joué en duo (Danger Mouse au Rhodes) où le falsetto de Mercer fait merveille puis Crimson & Clover de Tommy James & The Shondells pour clore cette courte mais impressionnante première sortie européenne.

Prochains rendez-vous pour Broken Bells : la sortie de l'album le 8 mars puis le festival South By Southwest à Austin dans quelques semaines où ils seront un des groupes les plus attendus et où ils devraient annoncer une importante tournée.

Quelques bouts de vidéos du concert d'hier glanées sur Youtube :


Don't Let It Bring You Down (Neil Young)

4 commentaires:

Laurent a dit…

"mais franchement qui dans le public n'avait pas encore entendu l'album entier ?"
Et bien il fallait sans doute une exception : moi ! :)

Eldorado Magazine a dit…

On en déduit Laurent que tu n'as pas Internet et que tu dois consulter ce site sur ton minitel... ;-)

Mais tu as peut être été finalement le plus chanceux de découvrir ces morceaux pour la première fois en live.

pierre a dit…

C'était plus charismatique les Shins en concert? Vous me direz pas difficile ;-)

Laurent a dit…

Aucune idée... J'attendais pourtant la sortie de la suite de l'album après l'écoute du formidable "The High Road", mais entre le prochain BRMC, la sortie du dernier Cash, à guetter Crooked Vultures et le prochain Blake Keys, etc. j'ai du passer à coté de quelques trucs... :)